Auteur/autrice : elusecologistes

Conseil Métropolitain du 21 octobre 2021 – Intervention de Fabrice Decoupigny

Interventions de Fabrice Decoupigny 

Délibération 0.3 : Plan pluriannuel d’investissement croissance, emploi, environnement

Il s’agit ici d’identifier les projets d’un plan de relance concernant de 2 milliards d’euros

– Nouvelles mobilités pour plus de 660 millions d’euros,

– Espaces publics et voirie pour plus de 330 millions d’euros,

– Cycle de l’eau et traitement des déchets pour plus de 650 millions d’euros,

– Attractivité économique et rayonnement du territoire pour plus de 400 millions,

On ne s’attendait pas à des projets précis et définitifs mais on s’attendait au moins à un début de réflexion sur des projets d’envergure par exemple :  

sur des projets de mise au tout à l’égout dans les petites communes du haut et moyen pays,

sur des projets de protection de nos rivières,

sur des projets de téléphériques

ou bien de développement d’activités économiques et du tourisme durable sur notre métropole.

Et vous nous présentez un inventaire à la Prévert de travaux d’aménagement de voirie de proximité qui pour ma part ne doivent pas rentrer dans le plan de relance puisque ce sont des travaux de proximité que nous devons réaliser dans le cadre de la solidarité métropolitaine.

De plus, vous avez inscrit dans ces projets de travaux, l’Aménagement de Place Ile de Beauté et surtout l’aménagement de la Promenade du Paillon qui je le rappelle, à l’assemblée et aux maires des communes, va coûter pas moins de 85 millions soit 25% des 330 millions pour Nice, au détriment des autres communes. Quel bel esprit de solidarité !!!

Encore une fois vous faites porter sur les épaules des petites collectivités le poids de vos projets pharaoniques, alors que ces 330 millions devraient aller en priorité aux communes de notre métropole afin de sécuriser les routes de nos vallées et de nos collines et prévoir un schéma directeur d’embellissement de notre patrimoine architectural et urbanistique.

Nous ne voterons pas cette délibération à moins que vous décidiez de sortir ce tableau du plan de relance et de l’inscrire dans les travaux courants à réaliser dans le cadre de la commission voirie de la métropole.

et de réserver les 330 millions d’euros à de vrais projets structurants et non pas pour financer la destruction du palais des congrès d’acropolis et du théâtre national

Délibération 0.4 – Création de l’agence d’urbanisme métropolitaine

Enfin ! dirais-je !

Enfin !  car Nice est la dernière grande métropole française, voire européenne, à se doter d’une Agence d’Urbanisme.

Nous voterons bien sûr cette délibération,

Et personnellement, pour l’urbaniste géographe que je suis, attendez que je vous apporte tout mon soutien pour la création de cette agence.

Une agence d’urbanisme ; C’est un lieu de production d’idées, de prospectives. Un lieu où toute hypothèse a droit de citer, la plus utopique au même titre que la plus rationnelle.

Ce n’est pas qu’un repère d’urbanistes et d’architectes, mais un creuset où se côtoient aussi ingénieurs, sociologues, économistes, géographes, écologues, ethnologues.

Dans une Europe où les métropoles sont en concurrence, il ne s’agit pas uniquement de gérer une administration et un territoire, mais aussi d’anticiper et d’innover et une agence d’urbanisme est l’outil idéal pour le faire.

Et dans un monde globalisé, il faut penser grand.

De par son statut d’association, une agence d’urbanisme ne se limite pas à étudier un territoire dans le cadre restreint des limites administratives.

Tout géographe et aménageur sait que la métropole azuréenne s’étend sur un bassin de vie élargi allant de Menton à Draguignan le Muy. Combien de Niçois travaillent à Sophia, ou à Cannes comme ma collègue Juliette Chesnel. Les enquêtes ménages de déplacements ont toutes montré que notre métropole possédait des flux de déplacements croisés avec les agglomérations azuréennes voisines.

Nous avons le Grand Paris, le grand Lille, le grand Lyon,

N’attendons pas d’être les derniers à faire le grand Nice sinon nous risquons de voir passer le train.

C’est une bien belle chose que de créer enfin cette agence d’urbanisme qui, à mon humble avis, doit aussi être celle de la Côte d’Azur.

Intervention 2.8 – Ajustement et mise à jour des autorisations de programme – Budget Principal.

Que dire ? au prix de me répéter….

Rappelons nous,

Les objectifs du PLH ( Plan Local de l’Habitat )2017-2022, indiquent que la métropole doit construire 1700 logements sociaux par an sur les 6 années.

Pour cela, vous avez annoncé 100 millions d’euros sur 6 ans, donc: 17millions d’euros par an.

Cela apparaissait comme une bien belle annonce mais en réalité le compte n’y est pas. 

Sur les 17 millions d’euros prévus pour créer des logements sociaux,  vous n’en dépensez que la moitié soit 8,2 millions d’euros pour 2021 ! Idem en 2019 et 2020 ! 

On ne crée donc que la moitié de ce qui est prévu. Où est passé l’argent de la création des logements ? Combien de personnes en plus auraient pu se  loger avec près de 9 millions d’euros ?!!

Vous ne faites même pas ce que vous avez annoncé ! Vous promettez peu et vous en faites encore moins ! 

Vous repoussez indéfiniment la construction de ces logements sociaux ! 12000 niçoises et niçois attendent un logement social. Combien d’entre eux vont devoir encore quitter notre territoire car ils ne trouvent pas à se loger. 

C’est tout bonnement scandaleux de réaliser des économies budgétaires sur le dos des populations les plus fragiles de notre métropole.

Conseil Métropolitain du 21 octobre 2021 – Intervention de Jean Marc Governatori

Intervention de Jean Marc Governatori 

Délibération 2.29 : Instauration d’une aide au covoiturage pour les particuliers à titre expérimental pour une période d’un an – 2021 -2022

M. le Président, Mesdames, Messieurs les maires, 

Chers collègues, 

On pourrait penser que cette délibération est une délibération parmi d’autres mais non, elle est majeure. Je vous rappelle M. Le Président, que les trois quarts des déplacements en voiture se font avec une seule personne dans l ‘habitacle. Que les transports sont le secteur principal d’émissions de gaz à effet de serre (56%) sur notre territoire. Que le transport routier compte pour 51% de ces émissions ! Alors qu’il est de 31% au niveau national. Que la pollution de l’air cause 500 décès par an dans la seule ville de Nice. Qu’elle engendre de nombreuses maladies respiratoires. 

Bien sûr, la marche à pied, le vélo, la trottinette, et le transport collectif sont très louables, mais nous écologistes sommes des pragmatiques et savons que la culture de la voiture est très ancrée dans notre population et que son usage est parfois indispensable.

Heureusement, une solution miracle existe. Le co-voiturage. C’est une baguette magique : il peut contribuer à résoudre le problème sanitaire lié aux transports, le problème environnemental, le problème financier de notre pays et le problème du pouvoir d’achat des ménages lié à la hausse du prix de l’énergie. 

Notre métropole s’honorerait de favoriser largement le développement du co-voiturage en créant par exemple des voies dédiées aux véhicules qui covoiturent, des parkings gratuits, des places réservées dans les stations-services … Il est tellement important de réduire les bouchons, de réduire les pollutions, et résoudre cette problématique financière des ménages ! Le co-voiturage ne doit pas être à court terme une solution annexe, mais une solution principale. 

Le groupe écologiste est donc heureux de cette délibération mais il est capital de la renforcer. Face à l’urgence, nous ne pouvons-nous contenter de 50 000 euros. Par ailleurs, nous voulons mieux travailler cette enveloppe.  

Nous vous demandons également d’expérimenter une commune test ou une zone territoriale test où nous ferions un gros travail de pédagogie pour expliquer à nos concitoyens les extraordinaires avantages du co-voiturage : cela pourrait être décisif dans cette facette de la transition écologique. 

En tant que Président du futur Office régional environnemental, je souhaiterais participer de façon urgente avec vos spécialistes pour travailler à fond le sujet et faire de notre métropole un modèle national de co-voiturage. Merci

Intervention de Juliette Chesnel – Le Roux – Conseil Municipal du 7 octobre

Intervention de Juliette Chesnel-Le Roux

Délibérations 0.2 – 0.4 – 22.1 : Programme d accélération de la transition écologique pour une Ville verte et bleue, Prolongement de la Promenade du Paillon – Bilan de la concertation publique et engagement des procédures afférentes au projet, Organisation des Nice Transition Days et du Transition Forum – Convention de partenariat.

Monsieur Estrosi,

Dans une étude publiée en juillet cette année, Nice est dans le top 10 des villes les plus polluées d’Europe. Nice est la 42ème ville la plus polluée au monde en termes de qualité de l’air (étude Utility Bidder).

Nous sommes d’accord avec vous : il nous faut accélérer la transition écologique.

Alors pourquoi avez-vous inventé ce nouveau concept ? L’écologie polluante ! Une écologie qui est de façade, une écologie qui est punitive, une écologie qui est dépensière. 

Vous continuez de faire subventionner par les contribuables niçois la Course automobile du Castellet. Le sport automobile est polluant et générateur de gaz à effet de serre.

Vous persistez dans le projet d’extension de l’aéroport de Nice. Cet agrandissement représentera une hausse du trafic aérien et 200,000 tonnes de CO2 en plus. Politique polluante et dépensière ! 

Quant au projet Acropolis … Pour offrir un nouveau jardin aux Niçois, vous imposez un jeu de domino tragique ! Destruction de plusieurs bâtiments (dont le Palais Acropolis rénové à grands frais en 2011), construction d’un nouveau palais des congrès, sacrifice de 25 hectares de terres fertiles pour déplacer le MIN, bétonisation à outrance de la Plaine du Var ! Et, un coût initial pharaonique qui ne cesse d’augmenter de conseil en conseil… Aujourd’hui, vous nous proposez un théâtre jetable à 6 millions d’euros ! Ecologie polluante et dépensière !

Votre conception de ville bleue repose sur la disparition des ferries entre la Corse et Nice.  En taxant les transports communs de la mer, vous faites porter à nos frères Corses, le poids d’une écologie punitive. Les voyageurs qui ne pourront plus prendre le bateau, se reporteront sur l’avion. Il y a jusqu’à 5 rotations Nice/Corse en pleine saison. Un bateau de la Corsica Ferries, c’est 1700 passagers. Cela représente 20 avions (ATR72). Vous taxez les transports communs de la mer mais vous ne taxez pas les yachts et bateaux de croisière. Vous êtes le promoteur de l’écologie polluante et punitive.

Quant au forum de la Transition écologique que nous finançons à hauteur de près de 500 000 euros, quel bel exercice de greenwashing : des intervenants qui viennent en avion, des représentants d’entreprises polluantes… et quelle place pour les associations niçoises ? Pour un réel débat démocratique, si nécessaire face à l’urgence ? Ecologie polluante et de façade.

Votre écologie est polluante, punitive, dépensière.

D’ailleurs, je me permets de vous offrir ce pot de peinture verte, certainement plus efficace et moins coûteux que vos politiques de greenwashing.

Nous nous abstiendrons donc sur votre programme d’accélération de la transition, la 0.2 et votons contre la 0.4 et contre l’Organisation des Nice Transition Days et du Transition Forum 22.1

Intervention de Jean Marc Governatori – Conseil Municipal 7 octobre 2021

Intervention de Jean Marc Governatori

Délibération 1.9 : Charte des Conseils de territoires – Participation des habitants à la vie locale – Adoption de la nouvelle charte des Conseils de territoires au regard de la nouvelle organisation territoriale de proximité de la ville de Nice.

Nous entendons bien l’objectif de cette charte de renforcer la démocratie locale par la participation du plus grand nombre de citoyens.

Cependant, cette charte est largement améliorable . Elle prévoit une réunion par an. C’est peu. Elle indique que le public ne pourra s’exprimer que sur les sujets mis à l’ordre du jour par le président de la séance.

Nous demandons à ce que cette charte soit amendée comme suit en page 3, article 4:

2- Ordre du jour

L’ordre du jour est défini par le président du conseil de territoire.

Il est transmis à l’ensemble des habitants des quartiers et des représentants du tissu associatif par tous moyens de communication.

Ceux-ci peuvent proposer un sujet supplémentaire à mettre à l’ordre du jour en début de séance ou en amont qui ne pourra être refusé que si le sujet ne relève pas de la politique municipale.

Plusieurs de nos élus comme Mme Chesnel-Le Roux et des Niçoises et Niçois ayant participé à des séances de Conseil de Territoires ont éprouvé le sentiment qu’il s’agissait d’une parole descendante plutôt que d’un débat ouvert.

Enfin, il n’apparaît pas clairement dans la charte de quelle façon les projets et actions soumis aux budgets participatifs sont sélectionnés. Qui peut en proposer ? De quelle façon ? Comment se passent les appels à projets ? Les budgets participatifs doivent être co-construits.

Nous demandons donc à amender la Charte en page 2 :

La vocation de ces budgets participatifs est de financer des projets et actions estimés prioritaires par les acteurs de terrain tels que notamment les comités et associations de quartiers, les associations de commerçants, les associations dont l’objet est de favoriser la qualité de vie et le vivre-ensemble, ou même de citoyens engagés.

Les appels à projets seront lancés via les comités de quartiers, les associations, dans la presse quotidienne locale et tout moyen d’expression propre à toucher les habitants concernés.

Je vous remercie chers collègues et notamment ceux et celles d’entre vous qui sont présidents de Conseil de Territoire d’écouter les retours d’expérience. Et je pense que le moment est venu de se mettre réellement à l’écoute de nos concitoyens car c’est en réunissant et mobilisant toutes les énergies que nous résoudrons les problèmes.

Intervention de Fabrice Decoupigny – Conseil Municipal du 7 octobre 2021

Intervention de Fabrice Decoupigny

Délibération 3.3 : Décision modificative n° 1 – Exercice 2021 – Budget principal.

Merci Monsieur le Maire,

Il est intéressant ce tableau (ce rapport) car c’est un peu le résumé de votre politique sur la ville de Nice

Mais je vais m’attacher sur ce qui devrait exister et qui n’apparaît pas sur ce tableau (ce rapport).

On voit bien les 75 millions du prolongement de la coulée, les 10 millions supplémentaires pour financer la construction d’un théâtre éphémère à l’Ouest de Nice, ainsi que les études pour reconversion du Palais des Expositions en un Palais des Arts et de la Culture.

Mais je ne vois rien sur un financement quelconque d’un palais des congrès éphémère.

En effet, d’après votre calendrier, les travaux de destruction du Palais Acropolis débuteront à l’automne 2023 et aucune ligne budgétaire ne semble être prévue.

Ce qui veut dire que la structure temporaire du palais Acropolis doit être prête pour Juin 2023.

Ce n’est pas un simple barnum pour y organiser un apéro que l’on doit prévoir.

Mais une structure qui doit être capable d’accueillir entre 1500 et 2000 congressistes.

Ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval.

Tout cela ne se décide pas au dernier moment, monsieur le Maire et vous le savez.

Vu les procédures administratives d’appel d’offre et les délais rallongés des travaux engendrés par la pénurie de matériaux due au COVID,

Rien n’est prévu. Car tout simplement, il n’y a même pas une ligne budgétaire allouée à cette structure éphémère.

C’est incroyable, nous avons un des palais des congrès les plus rentables de France, en plein cœur de ville qui bénéficie à tout le tissu commerçant du centre-ville.

Un palais géré par une équipe de 50 employés qui effectue un très gros travail,

Un travail qui a permis au Palais de réaliser un CA record en 2019 de plus de 19,3 millions .

Et la seule chose que vous offrez ce sont des rumeurs :

On parle de Nikaia, Mais Comment pouvez-vous penser que Nikiai pourra accueillir des travaux d’aménagement en même temps qu’il y 25 dates d’événements comme le prévoit la convention d’objectifs avec la société Panda Event ?

On parle aussi d’une structure sur le MIN qu’il faudra redéménager pour construire le nouveau Palais des Congrès

Monsieur le maire, savez-vous que les congrès s’organisent plusieurs années en avance ? Les congrès de 2023, 24 et 25 s’organisent actuellement.

Mais comment pensez-vous que les organisateurs de congrès vont réagir quand ils sauront que le Palais va disparaître et que rien n’est prévu pour le remplacer.

Eh bien, ils iront ailleurs. Adieu aux 350 euros par jour des congressistes. Le tissu économique appréciera les millions d’euros qui s’envoleront ailleurs.

Les maires de Marseille, Montpellier, Cannes et Barcelonne peuvent vous remercier

Tout ça sent l’amateurisme et l’incompétence.

Interventions de Jean-Christophe Picard – Conseil Municipal 7 octobre 2021

Interventions de Jean-Christophe Picard

Délibération 22.3 – Révision de la convention-type d’achat et de revente de produits assurant la promotion du territoire à la Maison de Nice

Vous proposez de revoir la convention d’achat et de revente des produits proposés à la Maison de Nice…

Cette délibération souffre d’un double déficit d’informations :

1/ Tout d’abord, un déficit d’information envers les conseillers municipaux. Nous n’avons pas le bilan financier de la Maison de Nice. Nous apprenons, par exemple, dans la délibération 1.16 que la ville a acheté une mission d’assistance, notifié en juin dernier, pour la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de marketing territoriale, pour la modique somme de 69 100 euros. Pouvons-nous connaitre cette nouvelle stratégie de marketing territoriale ?

2/ Il y a, ensuite, également un déficit d’information à l’égard des déposants. Dans l’article 2 de la charte d’engagement qualité, vous indiquez que « les produits proposés sont exclusifs pour la Maison de Nice ». Mais les clauses d’exclusivité ne peuvent être absolues et doivent nécessairement être limitées à un territoire. Il convient donc de bien préciser l’étendue de cette clause d’exclusivité.

Délibération 3.6 – Création, ajustement et mise à jour des autorisations de programme et des crédits de paiement – Budget principal.

Vous proposez de créer une nouvelle autorisation de programme dénommée « Grands projets artistiques et culturels » pour un montant total de 10,1 millions.

Cette nouvelle autorisation de programme permettra de financer, à l’Ouest de Nice, ce que vous appelez joliment un « théâtre éphémère ». En Commission d’appel d’offres, on appelle ça une « structure démontable destinée aux représentations théâtrales ». Mais elle est effectivement provisoire puisqu’elle est censée accueillir des pièces en attendant un nouveau théâtre prévu pour 2025. Dans tous les cas, c’est bien le théâtre qui est éphémère. Par contre, son coût – plus de 6 millions d’euros – ne sera pas éphémère pour les contribuables niçois.

Nous avons donc deux questions :

1/ Pourquoi créer un coûteux théâtre provisoire alors qu’il suffirait, soit de garder l’actuel, soit d’attendre la construction du nouveau théâtre avant de raser l’actuel ? Où est l’urgence ? Combien de millions devrons-nous payer pour pouvoir bénéficier, dans la précipitation, de 7,5 hectares de coulée verte supplémentaires ?

2/ Pourquoi n’apparaît pas dans ces autorisations de programme la création d’un « palais des congrès éphémère » puisque, c’est ce que vous avez annoncé dans Nice-Matin…

Délibération 3.18 – Ilot Garibaldi/Ségurane – Réalisation d’un ensemble hôtelier – Vente à la société Palais Saleya

Il s’agit d’un projet lancé en 2019, qui porte sur 2 sites : le site dit Ségurane et le site dit Garibaldi.

Il est proposé de vendre ces 2 sites ensemble, à un même acheteur, pour 9,5 millions d’euros.

Le Service des domaines rappelle que ces biens se situent dans un quartier résidentiel en hyper-centre entre le Port, le Vieux-Nice et la place Garibaldi. Il estime ces 2 biens à 10,86 millions d’euros, soit 1,36 million de plus que le prix proposé…

Certes, le Service de domaines a pris soin de préciser qu’une « marge de négociation jusqu’à + 15 % peut être acceptée compte tenu du projet hôtelier et du contexte actuel liée à la crise du COVID 19 ». Nous rappelons néanmoins que l’offre de 9,5 millions a été faite en juillet 2019, soit bien avant la crise sanitaire…

En commission, on a également évoqué, pour justifier cette offre inférieure de 13% à l’estimation, des surcoûts éventuels liés à la recherche d’archéologie préventive, de présence d’amiante, de termites et des risques liés au saturnisme, de plomb ou de pollution des sols. Encore faudrait-il confirmer et évaluer ces surcoûts avant d’envisager de baisser le prix !

Bref, nous sommes un peu déçus du prix s’agissant de biens communaux qui vont aller au privé pour faire des hôtels de luxe. N’aurait-il pas été plus pertinent, pour obtenir un meilleur prix, de stimuler la concurrence en vendant séparément ces deux sites qui, d’ailleurs ne sont pas juxtaposés ?

Intervention de Sylvie Bonaldi – Conseil Municipal du 7 octobre 2021

Intervention de Sylvie Bonaldi

Délibération : 0.3  Opération un arbre par habitant

Merci M. le Maire,

Nous sommes ravis que vous ayez visiblement pris la mesure de l’importance de l’arbre dans la ville, du moins au point d’en faire une « opération » un coup de com’ de plus. Nous n’allons bien sûr pas nous plaindre de l’objectif annoncé de celui-ci. Mais comme souvent, permettez-nous d’être déçus sur la méthode. Il est fait référence dans le projet de délibération au Consiglio d’Ornato : encore faudrait-il vous en inspirer et donner les moyens avec un vrai plan d’aménagement fait en concertation avec la voirie et les architectes patrimoniaux, et une prospective à 10, 20 et 30 ans. Avec la population également, ses besoins, les aménagements des places…

Nous sommes en outre souvent interpellés pour défendre des abattages d’arbres. S’il vous plaît, laissez vivre déjà ceux qui ont atteint une couronne suffisamment ample pour donner de la fraîcheur et capter du CO2, car c’est à l’âge adulte que l’arbre en capte le plus.

Et nous ne voulons pas non plus d’un saupoudrage coup de com de bordure de piste cyclable juste avant une échéance électorale, où certains arbustes en pot ne sont toujours pas en terre, et seront à changer d’ici quelques années. Il faut une vraie politique volontariste, un schéma directeur et non un slogan : un arbre, un habitant.      

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